Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 23 avril 2009

Caprica, le TV-film pilote de la série

CAPRICA 1.jpgVisionné ce fameux pilote, atendu par les fans de BSG (peut-être avec une certaine appréhension), et mes impressions, non sans spoilers.

SPOILERS INSIDE :
Caprica démarre fort, par des images de sexe et de violence, comme si la volonté première était de choquer, de frapper fort. Du coup, j' ai repensé à l' une des thématiques de BSG : l' humanité mérite-t-elle finalement d' être sauvée ? Avant que tout cela ne se termine par une mauvaise scène de série Z, et un "sacrifice humain". Mais ouf, tout cela n'était que le fruit d' un programme de réalité virtuelle, et l' on glisse alors dans du soap à la Gossip Girl : établissement privé, ados, parents riches qui jouent au tennis, quelques " frak ! " et " So way we are ! " parce que l' on est dans un spin-off de Caprica. Et le drame fondateur survient, ainsi qu' une suite d' événements inévitables. Car rien ne peut consoler la douleur d' un père ayant perdu sa fille...
Caprica raconte l' histoire d' adolescents à la dérive, pensionnaires de l' Athena Academy, dans un monde des plus déshumanisé et illusoire, sans réelle âme. L' une s'évade dans une réalité virtuelle ultra-violente et sexualisée au possible, un autre est devenu un "fou de dieu". AU point de se faire sauter dans un attentat suicide sans rime ni raison véritables, entraînant son amie avec lui, et d' autres innocents. Suite à cela, un père tente de compenser la perte de sa fille en partant à sa "recherche", de traces d' elle, tandis que dans l' ombre, les recherches sur l' Intelligence artificielle progressent...
L' ombre de Matrix plane encore longuement.

Les points positifs :
- un univers S-F auquel on peut adhérer, inventif, l' illusion marche, et l' on a l' impresson d' être sur une autre planète. Mention spéciale aux papiers envoyant des messages...
- La première apparition des Cylons fait son petit effet, sur fond des célèbres tambours japonais.

Les points négatifs :
- Des personnages insignifiants, qui sonnent déjà vus dans d' autres séries, et auxquels on a du mal à s'attacher, interprétés par des acteurs au physique banal, passe-partout.
- Si la série doit tourner principalement autour du conflit religieux (et cette dimension est très présente, tu avais raison Nephie !), et réinventer des conflits que l' on connaît déjà (Israelo-Palestinien, Protestants contre Catholiques en Irlande du Sud, etc... ), je ne suis pas sûr d' avoir envie de perdre mon temps avec ça. Pour moi, même si on peut aborder des sujets de société graves par le biais de la métaphore en S-F, je préfère que l' on retienne que la S-F doit d'abord et avant tout faire RÊVER. Par la force de son concept. Difficile de trouver le juste équilibre, ce que pour moi Caprica glissant dans le sérieux tout du long, n'est pas parvenue à faire selon moi.
- la série semble vouloir manger à tous les rateliers, mêler différents genres (comme sa série-mère) : soap, teen drama, étrangeté à la Twin Peaks (thème des doubles qui se retrouvent). Mais le spectacle ressemble ici à une bouillabaisse bien grasse et indigeste.
- un cruel manque d' enjeux se dessine, pour un pilote jouant surtout de son ambiance.

Bref, je me suis ennuyé ferme, devant ce pilote. Et vive les orgies "gratuites".
Note : 2/5

CAPRICA 2.jpg

mercredi, 25 mars 2009

Le Series Finale de BSG - Réactions "à chaud"

J' ai enfin pu voir ce fameux final de la série, avant d' éventuellement la réattaquer.

Mes premières impressions, en ayant essayé d' éviter au maximum d' évoquer les événements de l' épisode lui-même (ou en restant volontairement vague), afin que ceux qui ne l' aient pas vu aient encore le plaisir de la découverte. Donc, review sans grands Spoilers...

BSG S4 2.jpg

Comme le dit la chanson, Voilà, c'est fini.

Enfin, diront beaucoup, a été diffusé le dernier épisode de Battlestar Galactica, d'une durée exceptionnelle d'1h30.

Et cela se conclut de fort belle manière, pour l'une des séries majeures de l'après 11 Septembre. Et comme toujours, pour une série aussi populaire chez les fans de séries, avec une telle mythologie, la fin divisera. Par la force des choses, puisqu' il est en général de difficile de répondre à toutes les questions soulevées par une mythologie, et que de toute façon, avoir ses réponses ne devrait pas faire partie des attentes des spectateurs. Après tout, comme pour toute mythologie, c'est aussi au spectateur de boucher les trous, s'il le souhaite, de se triturer les méninges. Oui, la série laisse probablement des questions en suspens, ne répond pas à tout. Et encore, personnellement, je n'ai pas regardé la série dans la durée, la suivant à coup de sorties DVD. Donc, pour ce qui est des questions non résolues, je dois bien avouer qu' elles ne me venaient pas et ne me viennent pas à l' esprit.

Et qu'au final, ce qui compte vraiment, ce qui a toujours compté vraiment, ce sont les personnages : là où ils en sont désormais, comment les quitte-t-on. Et avec son final, on ne peut vraiment pas être déçu de ce point de vue.

Avec parmi les images les plus émouvantes et tristes, mais belles aussi, offertes aux personnages de la série. J' ai particulièrement aimé ce final, l' un des plus réussis du monde des séries TV.

Après les 3 derniers épisodes, plus calmes, ceux qui réclamaient (pleuraient) après des scènes de batailles cosmiques seront servis, de même que les accros des fusillades. La série se conclut dans le sang et les larmes, dans le bruit et la fureur.

Mais il était temps que la fuite en avant trouve un terme, et que certains personnages aient droit à leur parcelle de paradis, leur havre de paix. Ce que l' on nous donnera aussi à voir. La série se conclut également par la douceur, et la mélancolie, et les adieux. Certains couples se trouvent irrémédiablement séparés, d' autres sont renforcés à jamais. Les personnages sont tous plus beaux que jamais, ainsi que leurs séparations. Un final qui n'est pas sans rappeler, un peu, celui de Star Trek : Deep Space Nine, d' une certaine manière.

Reste peut-être les dernières images, un peu too much, qui apportent une certaine ironie à la saga. Et donnent l' impression de rattacher irrévocablement BSG à une autre saga culte de S-F, Matrix.

Fin d' un cycle, début d' un autre, et éternel recommencement (?).

Ce fut en tout cas une bien belle page de l' histoire des Séries TV, qui se clot ici temporairement. Et que l' on revisitera avec plaisir, car quel voyage, quelle série !!

L' une des meilleures, tout simplement.

Good job, Ron Moore, et vivement "The Plan", histoire de refaire un tour, un dernier, à bord.